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Once Human - The life I remember
earMUSIC
2015
Publié le 28/10/2015, par le_renard
Qui a dit "Arch Enemy" ? C'est vrai que de prime abord, la ressemblance peut sauter aux yeux (ou du moins aux oreilles). Ce serait la réaction à chaud qui viendrait à n'importe quel quidam. Mais ce serait se complaire à tomber dans la facilité. Que nenni ! En aucun cas je ne me rabaisserai à de si insipides comparaisons. Alors certes, Once Human évolue dans style du Death mélodique. Mais leur musique a toutefois de nombreuses particularités que je tâcherai de vous décrire dans cette chronique.

Pour commencer, laissez-moi vous présenter le groupe. A l'origine, un producteur de Nuclear Blast repère une musicienne Australienne, Lauren Hart, et la présente à Logan Mader. Oui, "le" Logan Mader qui a fait la gloire des premiers Machine Head ! (et un peu Soulfly aussi). Ayant disparu de la scène depuis plus de douze ans, il est maintenant producteur. Il rencontre donc Lauren Hart, et là, on n'a pas tous les détails de leur entrevue, mais toujours est-il qu'ensemble, ils montent un nouveau projet. Once Human est né. Très vite, le duo recrute des musiciens, et le groupe enregistre leur premier disque, "The life I remember", qui sort début septembre 2015 sur le label earMUSIC.

Après quelques écoutes, voici ce que j'en ai retenu. On pourrait diviser l'album en deux parties distinctes : la première moitié est plutôt brutale et agressive. Le chant y est sous forme de growls, assez violents, tandis que sur la deuxième moitié du CD (globalement à partir de "I am war"), la chanteuse introduit du chant clair, plus mélodique et plus nuancé.

Mais commençons par le commencement. L'introduction, faussement acoustique, remplie de nappes de synthé, est une approche idéale pour mettre en valeur les riffs gras et saturés qui vont suivre. On ne fait pas dans la dentelle, on attaque directement avec un titre très agressif ("Demoneyes"), malgré une rythmique assez lente. Tout est dans la voix de la chanteuse : éraillé et râpeux, son chant est excellent, Lauren tient bien l'allure et n'a rien à envier à ses homologues du type Angela Gossow (ex-Arch Enemy), Alissa White-Gluz (Arch Enemy) ou encore Otep Shamaya (Otep), etc.
De la même façon, "You cunt" et "Terminal" envoient du lourd, avec des riffs bien abrasifs, une basse qui tabasse. Toutefois, on note l'incorporation de mélodies au synthé, très discrètes ou très brèves. De plus, des passage en solo de guitare viennent un peu aérer le tableau. L'adjonction de ces éléments permet d'offrir une approche toute nuancée à la musique de Once Human, entre mélodies et brutalité.

Avec "Devil can have you", le groupe introduit le chant clair de Lauren au moment des refrains, et il faut bien avouer que le résultat est à la hauteur des espérances ! Sa voix claire convient parfaitement, elle des transmet émotions et donne des frissons. Sur "Ground zero", le couple piano/synthé en introduction pose l'ambiance, calme et apaisante, permettant de marquer une courte pause. Courte, car les guitares électriques reviennent au galop, ainsi que le chant Death.

Le titre "I am war" fait office d'interlude : très court, ce morceau met en valeur la voix et le chant de Lauren. Dans une ambiance très solennelle et assez sombre, appuyée par les choeurs et murmures, le groupe nous plonge dans leur univers torturé.

Mais pour moi, les meilleurs titres se situent vers la fin de l'album. C'est peut-être cette alternance entre chant clair / chant saturé que l'on trouve davantage en fin de CD qui diversifie la musique et lui donne plus de rythme et de nuances. La chanson-titre "The life I remember" en est un parfait exemple, sans parler de "Cut me open", qui reste mon titre préféré de cette galette.

En bref, c'est une excellente découverte, ce nouveau groupe a su proposer une oeuvre digne de ce qu'on pourrait attendre lorsqu'on s'appelle Logan Mader ! De plus, la chanteuse qu'il a déniché est largement au niveau de ses homologues Death Metal, elle a talent certain, gageons que le groupe ira loin s'ils continuent dans cette voie.