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Chronos Zero - Hollowlands - The Tears Path: Chapter One
Scarlet Records
2016
Publié le 21/03/2016, par Platipus
Je découvre en même temps (bon pas tout à fait en même temps parce qu'il a quand même fallu que j'écoute pour faire cette chronique) ce groupe italien CHRONOS ZERO. Le projet est d'abord celui du guitariste Enrico Zavatta (pas de blague je vous vois venir...) qui a dû attendre quelques temps avant de trouver les bonnes personnes et d'enregistrer un premier EP en 2013, puis un album en 2014. Ils nous reviennent donc aujourd'hui avec "Hollowlands", deuxième album sorti en janvier et qui suit les traces Prog' voulues par son créateur. 

Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'à ce niveau c'est plutôt réussi : on retrouve toutes les recettes de ce style. Un mélange grandiloquent d'instrumentation, de riffs hachés, de voix épiques, de soli et de mélodies bien exécutés, etc. Les aficionados du style retrouveront tantôt du Symphony X, tantôt du Nevermore ou du Dream Theater évidemment. 

Bien sûr, pour ce style, la technique est présente : tous les musiciens, TOUS, sont vraiment bons et maîtrisent leur instrument. Certaines mélodies de guitare, doublées parfois par les claviers, auraient pu être des soli à eux seuls, et les soli justement sont impressionnants de technicité sans manquer de musicalité. Le combo basse-batterie fonctionne très bien également et vient apporter une assise rythmique bien construite. 

Vocalement parlant, on a aussi du lourd en la présence de deux chanteurs et d'une chanteuse. J'avoue avoir été plus impressionné par les deux chanteurs (Manuel Guerrieri et Gianbattista Jan Manienti) qui sont franchement impressionnants. Cela ne retire rien à la performance de la demoiselle du groupe Margherita qui a une excellente voix, à laquelle j'ai tout de même moins accroché (notons quand même son interprétation assez bluffante sur "Who I am ?") car restant dans l'ensemble un peu constamment sur les mêmes choses. 

Certains morceaux vont vous accrocher plus que d'autres : le plus agressif "Who Am I ?" avec ses sonorités orientales et ses growls bien placés retiendront plus l'attention que "On the Tears Path", ballade un peu sans saveur et cassant le rythme de l'album ; "Oblivion part 1" et ses riffs à la limite du djent que "Oblivion part 3" qui reprendra des recettes et des ambiances peut être déjà un peu trop entendues.  

Cet album satisfera donc les fans du genre, qui y retrouveront d'excellentes choses et surtout une technicité impressionnante et essentielle dans le style, même si reste cette impression que trop de "recettes" sont appliquées (ceci ajouté au fait que l'album ? plus d'1h10 - pourra paraitre long à certains).