Après un changement de line-up (départ du bassiste et du violoniste), le second album du groupe hispanique s'avère être une surprise (bonne ou mauvaise, tous les goûts sont dans la nature...), sans parler de la "frayeur" provoquée par la première pochette, très "fashion", changée au dernier moment (humour?).
S'éloignant largement de leur concept-album de Métal sombre et tragique Alice's Inferno, le groupe propose ici un Métal plus "basique" (plus sincère en mon sens) et se redéfinit "Gothic Rock", dont les sujets sont d'actualité et essentiellement orientés vers le sexe : le virus du Sida, l'homosexualité, de cybersex, de pédophilie, de violences conjugales et de relations interdites... tout un programme!
Sans le violon, le groupe se ratrappe sur les guitares, très présentes, mais éclipsent ainsi malheureusement le clavier.
Les effets sur la voix sont toujours présents (distorsions, dédoublements), même si celle-ci est mise plus en avant.
L'album débute avec Dickhead! et Say Good-Bye, des chansons faites sur mesure pour tourner en boucle dans les balladeurs de nos chères têtes blondes.
Sur GothiX Girls, les chants "grunts" sont finis et laissent place à des chants façon Néo-Métal. Le résultat peut surprendre mais est intéréssant cependant.
Si Kristin A.I.D.S. continue dans cette veine Néo-Métal, Afterlife, quant à elle, revient sur les débuts du groupe.
Our Story rappelle énormément un certain groupe américain nommé Evanescence.
Un autre flashback avec Mar, no te vayas chanté en anglais et en espagnol.
The Lovers est la ballade de l'album.
Vient ensuite la chanson en français Larmes et roses, qui aurait pu être une bonne chanson si la distorsion ne camouflait pas les paroles... dommage.
La fin de l'album est assurée par My Girl (She Loves Her) et Gasoline, aux soli très Métal et aux choeurs masculins.
Forever Slave restant un groupe très controversé dans le milieu depuis l'affaire Nightwish (constat de l'esprit d'élitisme qui s'impose de plus en plus chez les amateurs du genre), cet album partagera encore plus les foules, c'est certain. |