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Epica
Raismes Fest
le 13/09/2009

photos
Publié le 07/08/2020, par le_renard
Depuis plus de dix ans maintenant, le Raismes Fest accueille dans l'enceinte du Château de la Princesse d'Arenberg de grands noms de la scène métal internationale, tels que Vanden Plas, Edguy, Saxon, Pain Of Salvation, etc. Pour la troisième fois, Epica foule ce soir les planches du festival.

Le groupe entre en scène sur l'intro "Indigo" et est aussitôt acclamé par le public. S'entame alors un concert monumental, soigneusement préparé et plein de visuels pour le bonheur de tous.

Le concert débute avec l'habituel "The Obsessive Devotion". Simone est ravissante, un peu plus habillée que d'habitude, probablement est-ce la fraicheur de la nuit... Coen tourne autour de son clavier monté sur pivot, les guitaristes et Yves headbanguent à l'unisson. Maintenant que tous les membres sont très chevelus, les headbangs collectifs prennent une ampleur phénoménale, c'est visuellement terrible.

Pendant "Quietus", Simone rencontre un problème de micro, qui l'oblige à quitter la scène. Arien improvise alors un solo de batterie pendant la résolution de l'incident technique. Très vite, le concert reprend son cours, avec le magnifique titre "Chasing The Dragon". C'est sur ce morceau que deux danseuses font leur apparition, en agitant de longs doigts enflammés. Elles dansent, se déhanchent, tournent autour des musiciens de façon sensuelle. Mark fait participer le public et incite les gens à balancer les bras. Le public répond bien, si ce n'est deux ou trois crétins qui crient "à poil!".

Coen quant à lui fume sur scène, ce qui n'est pas très pro, mais se donne de grandes claques sur la tête ou le torse pour accompagner les grands coups de caisses claires ou grosse caisse d'Arien.

Simone est très en voix, tandis que Mark assure brillamment ses grunts et screams. On se félicite de constater une réelle complicité entre Mark et Isaac (qui remplace Ad Sluijter à la guitare). Ils font chanter le public en faisant répéter des "yeah ahah", et Mark termine par un cri strident à la King Diamond, je ne le savais pas capable de ça ! Impressionnant !

Les danseuses tout feu tout flamme (ah ah) reviennent pour "Fools Of Damnation" et "Phantom Agony", sur laquelle Arien se permet d'ajouter une petite touche disco à la batterie. Il nous l'avait déjà fait auparavant, mais cette fois ils iront même jusqu'à utiliser un écran géant pour diffuser des images psyché et des spotlights couleur de l'arc-en-ciel. Décidément, ils sont déchainés.

Le public l'est aussi, déchainé, et entamera une chenille sur "Sancta Terra". Mark arrose les gens avec deux bouteilles percées sur "Seif Al Din". Il invite une fille "souriante" à monter sur scène pour assister au dernier morceau. La pauvre petite est un peu intimidée et reste calme dans un coin de la scène.

Le show passe très vite, on en prend plein les oreilles et les yeux. Le groupe quitte finalement la scène, sous les applaudissements et les acclamations des festivaliers. Coen revient alors seul sur scène pour annoncer le rappel. Tout comme ses camarades, il dit quelques mots en français, "bonsoir", "merci", etc.

Le rappel comprend le très demandé "Sensorium", puis le sempiternel "Consign To Oblivion" pour terminer. Pendant l'intro de "Consign to Oblivion", on assiste à un petit duel clavier/batterie, pendant lequel Coen se permet une petite fantaisie en commençant à jouer le début de la Marseillaise...

Très bon concert, très bon son, jeux de lumières bien adaptés, gros effets visuels, tout était réuni pour fait de ce concert un événement. Seul point d'ombre au tableau, aucun nouveau titre n'a été joué, à la veille de la sortie du nouvel album, c'est un peu dommage.

SETLIST
Indigo
The obsessive devotion
Illusive consensus
Quietus
Chasing the dragons
Seif al din
Mother of light
Fools of Damnation
Cry for the moon
Sancta Terra
Phantom agony
-------
Sensorium
Consign to oblivion

Les photos du concert