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Monarch!
CIP @ Paris
le 13/04/2010
Publié le 07/08/2020, par Stef
Lundi 12 avril : que vois-je ?? Monarch! de passage à Paris le lendemain soir !! Ni une ni deux, je décide donc de m'y rendre, voulant voir au moins une fois ce que donne ce groupe sur scène.

Arrivé devant les portes du CIP peu avant l'horaire annoncé, 19h00, il y a très peu de monde. Je rentre et là commence une longue attente. Très longue car deux groupes ne sont pas encore arrivé. Pour faire patienter, des repas sont proposés à prix libre (comme pour le prix de la place d'ailleurs) avec des boissons à 1€ et quelques stands de merch'.

Bref, c'est seulement à 21h que débute Black Widow, projet solo du batteur de Monarch! Très expérimental pour un style résolument drone/noise. Une guitare apposée contre l'ampli et deux cordes grattées. Le reste n'est constitué que d'une évolution du larsen et de la saturation engendré, modifié graduellement par tout un tas d'effets. Un seul titre de quasiment vingt minutes qui se construit petit à petit. Pas inintéressant mais très bien en ouverture, il n'en fallait pas plus. Une véritable curiosité.

Changement radical de style avec Desecrator. Du grind/death furieux qui va réveiller tout le monde. Trente-cinq minutes de set pour une pelleté de titres. Le chanteur fait les premiers morceaux dans le public avant de se décider à remonter sur scène. Le groupe est déchainé et sait entrainer le public. Du bon défouloir pas prise de tête et d'excellente facture. A revoir.

Et pour clôturer la soirée, le groupe qui a fait déplacer la majorité d'un public finalement venu en nombre : Monarch!. Ce soir le groupe nous joue son tout nouvel album : Sabbat Noir, soit un seul morceau d'une demi heure. Le temps de jeu pourrait paraître restreint mais il est suffisant tant il semble difficile de pouvoir proposer autre chose derrière ce qui nous a été servi.
Après quelques derniers réglages sons, le show débute et l'ambiance s'installe d'entrée de jeu.
La guitare et la basse se font lourdes et pesantes. Chaque note est assénée de façon appuyées, soutenue par une batterie qui achève de rendre l'atmosphère pesante. Des larsens parfaitement maitrisés interviennent régulièrement ajoutant au côté dérangeant de la musique. Quelques légères accélérations surviennent de temps en temps pour accéder à un rythme se rapprochant du mid-tempo mais toujours aussi lourd avant de replonger de plus bel dans les profondeurs. La voix d'Emilie, modifiée par une multitude d'effets, alterne entre chœur lointain et cris déchirants perdus dans des abysses insondables. Nul besoin de paroles ici. Minimaliste mais prenant, Monarch! tisse une atmosphère pesante, sombre, hypnotique et dérangeante et propose une vraie expérience musical que je vous conseille de vivre si vous en avez l'occasion. Intense, la prestation en a scotché plus d'un sur place. Quand les lumières se rallument, on se demande ce qui vient de nous arriver tellement Monarch! a réussi à nous entrainer dans de sombres recoins musicaux qu'il est difficile d'oublier. Un concert que je garderais sans doute longtemps en mémoire et un groupe que je retournerai très certainement voir.