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Sylak Open Air 2015
Stade Régis Perrin @ Saint Maurice de Gourdans
le 08/08/2015

photos
Publié le 25/08/2015, par le_renard

Cinquième édition du plus important festival Metal en région Rhône-Alpes, le Sylak Open Air accueille cette année des artistes de renom, des pointures de la scène internationale qui viendront mettre le feu sur les planches à Saint Maurice de Gourdans.

Ayant la chance cette année de pouvoir être présents les trois jours, nous sommes arrivés dès vendredi soir pour la soirée warm-up, une "mise en bouche" complètement festive. La grande scène étant fermée, les artistes se sont produits sur une petite scène au milieu du site. Les groupes Dust, The Chainsaw Blues Cowboys et Eight Sins se sont ainsi succédés pour présenter chacun leur musique, entre Rock, Blues et Metal Hardcore, pour mettre de l'ambiance, laisser le temps à chacun de boire une mousse et apprécier de la bonne musique.
Suivent les musiciens complètement déjantés de Opium du Peuple qui, en donnant plus qu'un concert, nous offrent un véritable spectacle. Entre humour et Punk-Rock, leur show a particulièrement plu au public.
La soirée se termine en apothéose pour tous les jeunes trentenaires qui voient une de leurs idoles de jeunesse monter sur scène : Bernard Minet. Personnage phare du groupe Les Musclés et du Club Dorothée dans les années 80-90, l'artiste reprend ses plus grands succès de génériques de dessins animés, allant de "Goldorak" à "Olive et Tom", en passant bien évidemment par "Les Chevaliers du Zodiaque" et "Bioman". Traditionnelle soirée mousse sur le site du Sylak, les festivaliers se donnent à fond sous des flots de mousse qui se déversent dans le public, transformant le dance-floor en un joyeux bordel. Les Metalleux s'éclatent, font des pogos sur "Juliette je t'aime" (c'est un moment à vivre au moins une fois dans sa vie !), une gigantesque queue leu leu, dans une ambiance festive et enjouée.
La soirée se termine déjà, et les festivaliers continueront à faire la fête jusqu'à tard dans la nuit, au camping du festival (sur le stade à proximité).

Arrivés sur site le lendemain en début d'après-midi, nous manquons les prestations des premiers groupes, Charlie's Frontier Fun Town, Dissident Solutions et Machete. Néanmoins, nous nous plaçons dans la fosse pour suivre la prestation de Wo Fat. Le public est encore assez peu nombreux, et les curieux peuvent apprécier le Stoner / Sludge du groupe américain.
La petite scène de la veille avec son canon à mousse a entièrement été démontée, laissant plus d?espace pour circuler. La grande scène est maintenant utilisée par les groupes, qui se succèdent un à un. Le Sylak ne disposant que d'une seule scène, cela permet de faire une pause pendant les changements de plateau. De plus, pas de chevauchement de planning ni de frustration à devoir faire des choix entre deux groupes qui se produiraient en même temps, donc que des avantages !
Côté météo, on peut dire qu'on a eu de la chance, car même si on a essuyé une averse assez importante, celle-ci a été de courte durée, et le reste du temps il a fait bon, pas trop chaud. Heureusement qu'on n'a pas eu les 40° à l'ombre de la veille !
Le programme se poursuit avec le Metalcore de First Blood, et le Hard Rock des jolies Suédoises de Crucified Barbara (leur bassiste (enceinte) a été remplacée par un barbu, désolé les mecs...).
Le groupe suivant était très attendu par le public, il s'agit des Nantais complètement frappa-dingues de Ultra Vomit. Leur Metal parodique a fait mouche, et leur chanson "Je collectionne des canards (vivants)", maintenant devenue hymne, a fait jumper toute la fosse.
Le festival en lui-même n'a guère changé par rapport à ce que j'ai connu l'an passé. Très bonne organisation, tout est là pour assurer le confort des festivaliers. Des points d?eau (gratuits, ce qui n'est pas le cas pour tous les festivals), des toilettes en nombre suffisant (sauf peut-être pour les filles, où il y avait régulièrement une file d'attente), des stands de bouffe et un bar immense. A ce propos, au niveau de la restauration, même si le choix n'était pas immense, on a pu noter la variété et la qualité de ce qui était proposé en dehors des traditionnels hot-dogs et barquettes de frites : un stand proposait des spécialités lyonnaises (sabodets, fricassée d'andouillettes, etc...), et des crêpes / gaufres, pour des tarifs un peu élevés (3? la crêpe...), sans non plus être inabordables. Côté bar, on pouvait avoir le choix entre la bière (bon, il a fallu se contenter de la Kronenbourg dégueulasse), la Kriek ou le cidre, et les sodas classiques. De quoi désaltérer le Métalleux assoiffé, d'autant qu'il fait chaud aujourd'hui.
On note la présence d'un espace privé (Rock'n'VIP), réservé aux invités et à la presse. Côté merch, cette année il y a une énorme tente sous laquelle s'alignent les stands proposant des articles en tout genre (disques, fringues, accessoires, tatouages, etc).
L'équipe de secours, très présente, veille au grain, prête à intervenir. Très appréciable, même si on ne note aucun incident majeur pendant la durée du festival.
Des tables et des bancs ont été installés sous les arbres, où les gens peuvent s'asseoir pour manger ou simplement se reposer.
Côté animations, le taureau mécanique a disparu, laissant place à une autre forme de jeu d'équilibre, plus orienté "lutte", dans lequel les participants doivent grimper sur un gros bloc gonflable dans ce qui ressemble à une énorme bouée. Chutes et fous rires garantis. Combats de sumos, atelier de maquillage sont aussi là pour divertir les festivaliers.
Revenons un instant sur la grande scène, où se produit maintenant le groupe de Horror Metal Terror Universal, formé avec des membres de Ill Niño. Grimés de masques assez terrifiants, les musiciens proposent un Groove Metal Indus assez intéressant, qui vaut le coup d'être écouté.
Je ne connaissais pas le groupe suivant, Hed Pe, mais leur prestation était assez surprenante. Ne sachant comment définir leur style, un rapide coup d'oeil à Wikipédia indique que groupe fait du Gangsta-Punk/Hop-Core. C'est dire ! Un mélange d'influences assez particulier pour un résultat étonnant ! On continue ensuite avec le Sludge gras et pesant de Crowbar. Entre Doom et Punk / Grunge, ce genre de musique est intéressante, mais demande une certaine capacité d'appréhension pour l'apprécier pleinement. Les riffs suintent le cholestérol, c'est du lourd !
La soirée est déjà bien avancée, alors que les Latino-Américains de Ill Niño investissent les planches de la scène. On retrouve au sein de leur Heavy Metal des influences latines, telles les guitares flamenco, qui donnent un aspect tout à fait original à leur musique. Le groupe fait une belle prestation, un des meilleurs moment de ce festival.
Changement de style radical pour terminer la soirée, puisque c'est maintenant au tour de Dragonforce de monter sur scène. Commençant d'emblée leur set avec "Fury of the storm", les britanniques ne font pas dans la demi-mesure et nous font une démonstration de la rapidité de leur Power Metal. Leur maîtrise technique est telle qu'ils peuvent jouer à une vitesse fulgurante. Impressionnant !
Ainsi se termine cette journée, remplie de belles découvertes et de bons moments.


Ne dormant pas sur place, nous n'avons pas vu à quoi ressemblait le camping. Néanmoins, d'après les gens avec qui j'ai eu l'occasion de discuter, c'était très correct, même si des gens particulièrement bruyants faisaient la fête tard le soir, empêchant les autres de dormir. Mais bon, ce sont les inconvénients du camping...!
Les parkings sont bien indiqués et des gens sont là pour aiguiller les festivaliers.
L'accès au site se fait aisément, la fouille à l'entrée étant de moins en moins prononcée au fil des jours. Il y a également un point que j'ai particulièrement apprécié, c'est le fait que les gendarmes contrôlaient TOUS les véhicules à la sortie du festival en fin de soirée, un par un, pour un test d'alcoolémie. J'ai trouvé la manoeuvre vraiment efficace, empêchant les imbibés de prendre le volant et de provoquer des accidents.


Le lendemain, nous arrivons sur site assez tardivement, juste à temps pour voir Misanthrope sabrer le champagne (cuvée Sylak !) sur scène. On peut dire qu'on est tombés à pic, d'autant plus que le groupe a interprété "1666... Théâtre bizarre", qu'ils n'avaient pas joué depuis des années !
J'ai suivi le groupe suivant, H A R K, d'un peu plus loin, ayant eu ma dose de Sludge pour le week-end. J'ai néanmoins pu constater l?engouement du public pour ce groupe, qui ma foi a délivré une chouette prestation.
Ce qu'il y a de bien avec le festival Sylak, c'est que les styles musicaux se suivent et ne se ressemblent pas. Nous passons désormais au Brutal Death des Brésiliens de Krisiun, qui mettent une belle claque dans la tronche des spectateurs. Leur musique, puissante et violente, fait des ravages dans la fosse.
Puis, une fois n'est pas coutume, on change radicalement de style pour s'orienter vers du pur Thrash Metal avec les Américains de Death Angel. Référence en la matière, le groupe signe une excellente démonstration de la puissance du Thrash, avec un chanteur en très bonne forme !
On avance dans la programmation avec Madball, un groupe culte dans le milieu du Hardcore. N'étant pas vraiment amateur du genre, je ne suivrai la prestation du groupe que de loin.
Viennent ensuite les Québécois de Kataklysm qui, malgré le fait qu'ils se disent fatigués par le voyage et en petite forme, dévastent tout sur leur passage. Leur Death Metal est une tuerie (au sens propre comme au sens figuré), et le public leur fait bien savoir, en leur réservant un accueil plus que mérité.
Mikael Stanne et ses acolytes de Dark Tranquillity investissent maintenant la scène, et délivre un show très correct, varié et prenant.

Enfin, pour clôturer la soirée et le festival, ce sont les Néerlandais d'Epica qui viennent fouler les planches de la scène du Sylak. En très bonne forme, le Metal Sympho du groupe, mené par la belle rousse Simone Simons, a conquis les festivaliers, plus déterminés que jamais à mettre une ambiance de feu !

La soirée se termine, et une véritable ovation est rendue aux organisateurs et aux dizaines de bénévoles qui ont contribué à ce que tout soit mis en place et se déroule bien pour le festival. Bravo à eux, et rendez-vous l'année prochaine !



Les photos du concert