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Sylak Open Air 2016
Stade Régis Perrin @ Saint Maurice de Gourdan
le 06/08/2016

photos
Publié le 21/08/2016, par le_renard
Evénement musical majeur de l'été dans la région de Lyon, le festival plein air Sylak attire de plus en plus de monde. Rockeurs, Métalleux, curieux et familles s'y retrouvent pour passer du bon temps, sans se prendre la tête, en écoutant de la bonne musique. Une fois encore, les organisateurs du festival nous ont concocté cette année un excellent cru 2016, avec des concerts, des surprises, des animations, de stands de merch, des séances de dédicaces, et bien plus encore.


VENDREDI

Arrivé sur place le vendredi en fin de journée, je constate que l'emplacement des parkings et du camping n'a pas changé. C'est parfait, on laisse sa voiture dans un pré à proximité aménagé pour l'occasion. On est accueilli et dirigé par des bénévoles. L'entrée sur le site à quant à elle été changée de place, et se fait désormais juste devant l'entrée du camping. Pourquoi pas, sauf que cela s'avère être beaucoup trop rikiki... Deux guichets seulement pour vérifier les billets des festivaliers et les échanger contre les bracelets, c'est bien trop peu. Surtout le vendredi soir, heure de pointe, où tous les festivaliers arrivent sur les lieux. La file d'attente est longue, et les groupes jouent sans que l'on puisse en profiter, on entend vaguement depuis l'extérieur du site. Dommage, Mithridatic avait l'air sympa. Normalement demain tout le monde aura son billet, ça devrait aller plus vite à l'entrée.

Finalement rentré sur le site, j'assiste malgré tout à la fin du set de Mithridatic, groupe de Saint-Etienne qui assène un Death brutal, avec un chanteur qui s'éclate le crâne à coups de micro jusqu'à s'en faire saigner... Dans la fosse, la mousse se déverse, et les plus joueurs s'éclatent à patauger dans cette bouillasse qui sent bon le savon chimique. 
Un peu plus tard, le Metalcore ultra énergique (probablement inspiré de Hatebreed) de For The Lions fait remuer la fosse (toujours dans la mousse), et fait apparaître de nombreux guests sur scène. La scène locale ne manque pas de talent !



Puis les gargouillis dans mon estomac ont raison de moi, il est temps de faire une petite pause restauration. Le snack propose de la bouffe relativement chère pour ce que c'est (sandwich, hot-dog, frites), mais d'autres stands sont là, avec des produits plus élaborés (fricassée d'andouillettes, sabodets, etc.). Toujours est-il que ça fait du bien par où ça passe. 

La nuit tombe sur le Sylak, et je me rapproche de la scène pour Deadlysins. Le Blackened Thrash des Lyonnais enragés provoque des crises d'hystérie dans le public, les gens sont déchaînés. La fosse (ou devrait on dire "le dance-floor"?) n'est qu'un gigantesque amas de mousse dans lequel les Métalleux aiment se trémousser (jeu de mot involontaire). Des grands gamins.

De nombreuses personnes déguisées ou vêtues d'accoutrement plus ou moins farferlus déambulent parmi les festivaliers amusés. L'ambiance est très bon enfant, les gens dansent et font la fête, et sont parfaitement dans l'esprit du Sylak.




Les Ramoneurs de Menhirs, tête d'affiche du vendredi, entrent maintenant sur scène. Ces vieux lascars fêtent leur 10 ans d'existence et font preuve d'une énergie incroyable, et vont faire poursuivre la soirée jusque tard dans la nuit. Sur fond de rythmique électronique, leur mouvement Punk-Rock Celtique engagé et anarchiste s'impose comme un must avec les sons traditionnels bretons des bombardes et autres binious. L'ambiance gravit encore un échelon, les pogos mousseux vont bon train. La nuit est maintenant tombée, et si la température commence un peu à chuter, on est loin d'avoir froid !
Punks not dead !


SAMEDI

Notre arrivée tardive sur les lieux nous a malheureusement fait manquer les premiers groupes. De plus, nous apprenons sur place que le batteur de Internal Suffering a été hospitalisé suite à un accident de la route. Il aurait été percuté par une auto alors qu'il roulait à moto. Le groupe a été obligé d'annuler sa venue.



Source: https://www.facebook.com/InternalSuffering


Nous assistons donc au set des Danois d'Artillery, au Heavy/Thrash plutôt sympathique. On enchaîne avec les Américains de Unearth, originaires de Boston, et leur Metalcore précis et agressif. Avec Swallow The Sun, on descend un peu en cadence, mais certainement pas en qualité. Le Doom/Death des Finlandais conquiert le public, qui écoute attentivement.

Le programme continue avec le Stoner des britanniques d'Orange Goblin. Le public s'enflamme, et on assiste à une véritable bataille de peluches qui volent dans tous les sens. La température monte, et on rafraîchit le public au tuyau d'arrosage. Cela dit, plus l'après-midi avance, et plus la fosse se retrouve complètement à l'ombre, ce qui est top, car le soleil cogne.






Entre deux concerts, on profite pour faire un petit tour aux différents stands de merchandising, où l'on trouve disquaires, tatoueurs, et vendeurs de fringues et d'accessoires en tous genres. Côté animation et attraction, pas de taureau mécanique ni de combat de sumo cette année. En revanche, les Métalleux un peu foufou peuvent s'affronter à la boxe ou au rugby sur des structures gonflables géantes. Fous rires garantis.






Retour vers la scène où jouent les vétérans du Hardcore : Sick Of It All. En effet, le groupe fête ses 30 ans cette année ! Autant dire que l'ambiance est survoltée, aussi bien sur scène que dans la fosse. Pogos et slammers s'en donnent à coeur joie. 

L'armée des ombres est en marche avec Mass Hysteria ! Rock-Metal alternatif français (et dont les paroles sont en français), le groupe semble très remonté contre le système, et rêve de liberté et d'émancipation. On sent la formidable complicité qu'il y a entre le groupe et son public. Le chanteur rend hommage aux victimes des attentats du 13 novembre, et fait bouger la foule en organisant un immense Wall of Death. Une des plus belles prestations du festival.






On change maintenant radicalement de style, avec les Finlandais d'Ensiferum et leur Folk-Metal mélodique. L'ambiance est à son maximum, et la performance scénique du groupe est une véritable tuerie. Comment jouer du Metal avec un accordéon ? Demandez à Netta, l'accordéoniste virtuose qui donne l'ambiance folk et festive. On apprécie la présence et la prestation de tous les musiciens, et le public répond, ça remue sévère dans la fosse.


DIMANCHE

On a vraiment de la chance, la météo est avec nous ! Les journées sont belles, chaudes et ensoleillées, sans pour autant être caniculaires et étouffantes. Pour moi, ce dimanche reprend avec le groupe de Black Métal américain Goatwhore, ou "chèvre-pute" comme certains dans le public aiment à le rappeler. C'est brut, sans chichi, du style "bim-dans-ta-face". Parfait pour ne pas tomber dans la torpeur de la sieste de ce début d'après-midi.

Impossible de s'endormir effectivement, car les Américains de Dying Fetus enchaînent très vite et viennent littéralement écraser la foule avec leur rouleau compresseur Brutal Death. Blasts, double pédales, riffs de psychopathe et voix gruntée. Le Death américain est à l'honneur aujourd'hui !

Avec The Black Dahlia Murder, on reste dans le Death Metal, mais beaucoup plus mélodique cette fois. Néanmoins, les hostilités règnent toujours sur la paisible petite ville de Saint Maurice de Gourdan. Les crowdsurfers se font plaisir, ainsi que les nombreux pogos et circle pits, qui vont jusqu'à faire le tour de la régie.






On est dans le Death Metal, et on y est bien. Immolation, à 75% de ses capacités (un guitariste est absent), envoie un gros pâté bien sévère. Leur Death old-school fait rage. Fondé en 1986, le groupe fête ses 30 ans (tiens! comme Sick Of It All) et jouent des morceaux issus de leur dernier opus "Kingdom of conspiracy", mais également des titres de leur tout premier album !

Des créatures aux grandes oreilles pointues investissent maintenant la scène. Originaire des pays nordiques (en l'occurrence la Finlande) où les contes et légendes sont monnaie courante, le groupe Finntroll met en musique tous ces mythes fantastiques. Moshpit et wall of Death vont bon train dans la fosse.

Un petit tour au stand de merch des artistes me permet d'assister à la séance de dédicaces de Tarja. De nombreux fans attendent leur tour pour recueillir un autographe de la diva, échanger quelques mots et pourquoi pas obtenir une photo. Certains fans ont les yeux qui pétillent et sont émerveillés de pouvoir approcher leur idole d'aussi près. Un grand moment d'émotions.






Et comme quoi on en apprend tous les jours, je viens d'apprendre que c'est Kirk Hammet qui est à l'origine du groupe Exodus (avec Tim Agnello) en 1981, et Exodus est alors considéré comme un des pionniers de la baie area Thrash Metal. Ce sont donc les Thrashers américains qui entrent en scène et offrent un concert d'excellente qualité, en rendant hommage à Lemmy (RIP). Ils organisent un méga wall of death pour terminer le set, qui achèvera la plupart de métalleux ayant encore des forces après ces trois jours intenses.

Mais la soirée n'est pas finie, et c'est maintenant au tour de Tarja d'investir la scène. Ce sera la seule artiste féminine du festival, hormis peut-être l'accordéoniste d'Ensiferum. Il est vrai que cette année, le Sylak a une programmation à majorité Death et Metalcore. Du coup, Tarja apparait un peu comme l'OVNI du festival. Ceci dit, l'ex-chanteuse de Nightwish donne une très belle prestation, et ravit le public, y compris ceux pour qui le lyrique n'est pas leur tasse de thé. Tarja interprète une reprise de Muse, et de Nightwish évidemment. On assiste à un accident de bassiste sur le dernier morceau, il trébuche sur son pied de micro et se retrouve à terre, ce qui amuse tout le monde.

Le festival touche à sa fin en ce qui nous concerne, nous ne pouvons pas rester pour Converge, dernier groupe à se produire sur scène. Nous avons passé d'excellents moments, profité de la variété de la programmation, des animations et de la bonne ambiance générale qui règne sur le fest. Encore une année très réussie, et rendez-vous l'année prochaine !

Les photos du concert