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Delain
Alhambra @ Paris
le 26/10/2017
Publié le 11/11/2017, par Hutch
Soirée « gentil métal » ce soir à l'Alhambra avec, en tête d'affiche, Delain revenant dans la capitale française un an après leur passage à l'Elysée-Montmartre. Le groupe hollandais n'a pas de nouvel album dans ses bagages mais amène avec lui un invité de marque en la personne de Marco Hietala, bassiste et chanteur de Nightwish. C'est également pour Delain l'occasion de promouvoir le combo Blu-Ray/DVD/CD de leur concert donné fin 2016 à Amsterdam pour fêter leurs 10 ans de carrière et paraissant le lendemain chez Napalm Records mais qui sera proposé le jour même du concert.
Comme à l'accoutumée, le public parisien répond présent à l'appel et c'est ainsi que l'Alhambra affiche complet ce soir.
Le concert débute avec les traditionnels groupes d'ouverture, à savoir Cellar Darling et Serenity.


Cellar Darling
Nouveau groupe fondé en 2016 par Anna Murphy, Ivo Henzi et Merlin Sutter après leur départ mouvementé de la formation folk metal extrême Eluveitie et qui a publié en 2017 son premier album « This Is The Sound ». Accompagné d'un bassiste de session, la formation ne dispose que d'une place très réduite sur scène. Pourtant, cela ne l'empêchera de faire son maximum pour chauffer le public et restituer au mieux les compositions de l'album, mention particulière à Anna Murphy alternant avec rigueur le chant et les passages instrumentaux avec vielle à roue ou flûte traditionnelle. Le pari du set d'ouverture de 30 minutes est globalement remporté grâce à une mise en son correcte et un public dans l'ensemble chaleureux. Un groupe à revoir dans des conditions scéniques plus favorables...

Setlist :
01. Black Moon
02. Hullaballoo
03. The Hermit
04. Avalanche
05. Six Days
06. Starcrusher
07. Challenge


Serenity
Petite pause pour débarrasser le matériel de Cellar Darling et laisser le champ libre au groupe de power mélodique autrichien. Serenity peut compter sur un espace scénique bien plus confortable et propose un set d'environ 40 minutes où il balaie l'ensemble de sa discographie tout en proposant deux titres de son nouvel album « Lionheart » à paraître le lendemain chez Napalm Records mais vendu en avant-première sur le stand merchandising. Le power metal de la formation, peu original, permet de passer un moment sympathique à défaut d'être inoubliable. Tout le monde est en place et connaît sa partition sur le bout des doigts, des soli de guitare bien assurés au duo romantique entre un Georg Neuhauser séducteur et la chanteuse invitée, également mercheuse avant et après le passage du groupe sur scène, histoire qu'elle justifie son salaire. Cependant, le caractère assez commun des compositions ne permet pas à Serenity de se transcender en live, ce qui n'empêche pas l'assistance de leur réserver un bel accueil.

Setlist :
01 United
02. Spirit in the Flesh
03. Iniquity
04. Rust of Coming Ages
05. Serenade of Flames
06. Lionheart
07. Follow Me


Delain
Nouvelle pause, un peu plus longue, afin de laisser toute la scène libre pour la tête d'affiche du soir et effectuer les derniers réglages instruments et lumières. Une fois la salle plongée dans l'obscurité, le public ne tarde pas à exulter lorsque le titre quasi-instrumental « The Monarch » retentit dans les enceintes et que les musiciens font tour à tour leur entrée sur scène jusqu'à Charlotte Wessels pas aux fraises et donc en forme(s) qui entame « Hands of Gold », premier des 6 titres du dernier album des hollandais, « Moonbathers », à être joué ce soir.
Delain n'oublie pas d'honorer le reste de sa discographie en s'attardant longuement sur son précédent opus, « The Human Contradiction », également représenté par 6 titres.
Le public retrouve ce qu'il apprécie énormément chez les hollandais : la complicité de groupe et le dynamisme scénique ajoutés à une prestation instrumentale et vocale des plus solides. L'esthétique du lightshow, rehaussé par celle des images diffusées par l'écran placé en arrière-scène, permettent d'augmenter la grande qualité de ce concert. Quant à la mise en son, elle s'avère tout bonnement impeccable, chaque voix et instrument étant bien à sa place dans le mix.
Mais ce n'est pas tout car au bout de quelques 20 minutes de set, Charlotte Wessels introduit l'invité de marque de la soirée : Marco Hietala qui, en vacances de Nightwish, a décidé de venir pousser la chansonnette sur quelques titres de ce « Danse Macabre Tour ». Les duos vocaux avec Charlotte Wessels sont aussi bien restitués qu'en studio et les deux artistes, complices et détendus, parfois un peu trop sur ce dernier point puisque « Scandal », reprise de Queen incluse dans « Moonbathers », fait l'objet de quelques approximations. Rien de rédhibitoire cependant, car la présence de Marco Hietala apporte une vraie plus-value vocale et scénique à une soirée déjà très appréciable.
Le public vit pleinement le concert et ovationne régulièrement le groupe. Delain et la France, c'est, aux dires de pas mal de fans, une grande histoire d'amour, et l'on constate effectivement, côté scène comme côté fosse, que tout le monde donne son maximum, ce que le final du concert ne fait que renforcer, puisqu'il ne s'agit ni plus ni moins que « The Gathering », hymne de Delain enregistré en studio avec Marco Hietala il y a plus de 10 ans (2005), et dont l'interprétation en live par ses deux chanteurs d'origine constitue un climax des plus appropriés.
Cette soirée « gentil métal » a tenu ses promesses de par les nombreuses qualités de la prestation de Delain et l'apport de Marco Hietala en tant qu'invité spécial. La participation intense du public parisien, parmi lequel de nombreux fans passionnés, y a également été pour beaucoup.

Setlist :
01. Hands of Gold
02. We Are The Others
03. The Glory and the Scum
04. Get the Devil Out of Me
05. Danse Macabre
06. Your Body Is a Battleground (avec Marco Hietala)
07. Scandal (reprise de Queen) (avec Marco Hietala)
08. The Hurricane
09. Scarlet
10. Army of Dolls
11. Here Comes the Vultures
12. Fire with Fire
13. Nothing Left (avec Marco Hietala)
14. Sing to Me (avec Marco Hietala)
15. Suckerpunch
16. Not Enough

Rappel :
17. Mother Machine
18. Don't Let Go
19. The Gathering (avec Marco Hietala)