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Within Temptation
Wessem
le 06/05/2006
Publié le 12/11/2019, par Guardian
A 23h30, les lumières s’éteignent, et les premières notes de l’intro de « Deceiver of Fools » commencent, nous rappelant du fait, bien des souvenirs du Mother Earth Tour. Que ce sentiment qui nous traverse est bon : les poils qui se dressent, le poing brandit, l’entrée en scène de ces messieurs lançant un jump massif des 1er rangs, et puis l’arrivée de la radieuse Sharon. Car ce soir comme à chaque fois, il ne lui faudra guère plus d’un sourire pour charmer un public de près de 3000 têtes. De toute manière, rien que le son de sa douce voix nous transperce à peine la première note prononcée. Le son est plutôt bon d’entrée, et le reste pendant tout le show. Inutile de préciser que l’on a l’impression de retrouver le Within des grands jours avec cette entrée à l’ancienne, et surtout par ce début vocal, sur lequel Sharon nous ressort son timbre old school, qui ne manque pas de nous faire craquer. Difficile de faire mieux pour débuter.

La suite a légèrement tendance à nous rappeler le goût extra ennuyeux des concerts tous semblables du Silent Force Tour. Mais pour mon plus grand bonheur, cette remarque n’est valable que pour la set-list, car devant nos yeux, c’est un nouveau WT qui se présente à nous. Un Within rafraîchit, libéré par la pause que leur a permis le bébé de la belle. En plus, ce soir, rien n’est laissé au hasard avec de la pyro à gogo, qui manque même de toucher Sharon à un moment. Et puis cette Hollande qui n’en finit plus de nous surprendre et qui, ce soir encore brille de par son ambiance survoltée. On a vite fait d’assembler tous ces éléments et comprendre que si il y a bien un concert sur lequel on a pu jubiler sur les morceaux de TSF, et bien c’est celui là. Et c’est vrai que ces « Stand My Ground » et « Jillian », mais surtout « Forsaken » de folie placé sous le signe du feu, d’habitude si chiant, reprennent ici un nouveau souffle. Une fois les morceaux récents (plus si nouveaux que ça en fait) liquidés, place aux classiques . Et ce soir, on est servit, car outre les traditionnels « Mother Earth » et « Running Up That Hill », on a droit à deux moments d’exceptions. Le premier est ce « The Promise », phénoménal de par son interprétation avec une Sharon au plus haut niveau. L’autre moment purement jouissif, est le rarissime « Candles », joué à peine une poignée de fois et ressortie, on ne sait par quel miracle, et tout simplement magnifique.
Une ‘tite sortie de scène et on y retourne de plus belle avec cette fois le très bon « See Who I Am ». Si Sharon y est pour beaucoup dans cette grande prestation, les autres n’en sont pas pour autant en reste : Robert et Ruud cavalent et échangent de côté sans relâche, Stephen frappe de plus en plus juste, et Jeroen devient indéniablement une des plate-formes du groupe. Et c’est à grand coup de leur méga tube interplanétaire « Ice Queen », sur lequel Sharon laisse le public chanter (ça aussi rarissime) pendant le passage calme, que WT enfonce une bonne fois pour toute le clou qui a déjà fait très mal avant. Preuve en est que bien que les Hollandais ont pu nous décevoir, on est jamais à l’abri d’une poussée de notre tentation interne, et ça, ça n’a pas de prix…